Le chant du passé

Coucou mes roseaux,

Je reviens aujourd'hui avec l'atelier d'écriture n°307 de Bricabook.
Ne me demander pas pourquoi mais cette photo m'a fait penser aux Antilles.

Voici mon texte:
Hamilton Ciéblé avait cinq ans la première fois qu'il a fait le voyage Paris - Pointe-à-Pitre, tout seul. Ses parents, Camille et Liliane, tous les deux dans le secteur privé ne bénéficiaient pas comme tous les fonctionnaires antillais, du congé bonifié. Ils ne pouvaient donc pas toujours payer trois billets d'avion en haute saison. Mais ils ne voulaient pas couper Hamilton de ses racines: "C'est déjà bien assez dur d'avoir dû quitter notre famille pour trouver du travail en Métropole."
Aujourd'hui vingt ans après son premier voyage, Hamilton ne se rappelait pas grand chose : l'hôtesse de l'air qui l'avait accompagné à l'aller (mais c'était surtout grâce aux photos que ses parents avaient prises), des bons plats que sa grand-mère lui préparait : doucelette, sic à coco, matété, dombré, gâteau-bonbon, mont-blanc, gâteau fouetté etc. Et les oiseaux ! Le chant des oiseaux! Leur couleurs chatoyantes. Le chant du coq le réveillait tous les matins. Le chant du pipirit le berçait vers dix heures. Le vol des colibris toujours a virevolté dans les hibiscus le désennuyait l'après-midi: quand sa grand-mère, fatiguée de le voir courir partout et effrayée qu'il se blesse, lui ordonnait de rester assis bien sagement. 
Mais malheureusement, aucun de ses souvenirs n'avait cours aujourd'hui. Sa grand-mère était morte et les oiseaux se font extrêmement rares. 
Maintenant, c'était les Lewoz (fête communale au son des tambours ) qui le poussaient sans cesse à revenir. 

J'espère que mon texte vous a plu.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires. 
Bonne semaine

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